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Office d’installation du prieur

 Une quinzaine de personnes étaient réunies dans La Chapelle d’hiver de la Collégiale de La Brigue ce samedi 31 octobre pour la cérémonie d’installation du nouveau prieur de la confrérie.

Le prieur Jean-Pierre BRONDA étant souffrant, c’est le prieur de l’Archiconfrérie du Saint Sépulcre de Nice, Sébastien RICHARD  qui a présidé l’office en sa qualité de prieur honoraire de la confrérie de La Brigue.

Le doyen de la confrérie, le frère Barthélémy BASSO a donné lecture du PV d’élection du frère Louis MORANDO, puis a rappelé à l’impétrant les fonctions et charges statutaires du prieur.

Après s’être engagé à respecter les statuts et à défendre les intérêts de la confrérie, le nouveau prieur a été officiellement et publiquement installé dans sa charge au cours d’un rituel sobre et émouvant. Tous les pénitents présents ont échangé le baiser de paix avec leur nouveau chef et l’ont chaleureusement encouragé pour son mandat. Enfin Louis MORANDO a terminé de conduire l’office pour le Magnificat et la prière finale.

Une belle cérémonie qui augure une dynamique nouvelle pour notre vieille confrérie au service du Seigneur Jesus et de notre village.

Le nouveau prieur de la confrérie :
Louis MORANDO


CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’OFFICE





800e anniversaire de la mort de St François d’Assise

 A l’occasion du 800e anniversaire du « transitus » (le « passage » vers la vie éternelle) du St François d’Assise, nos confrères pénitents bleus de Nice font le pèlerinage sur la tombe du Poverello le 3 octobre prochain.

A cette occasion ils porteront sur la tombe de St François toutes les prières qui leur seront confiées. Si vous souhaitez qu’ils invoquent pour vous l’intercession de St François pendant ce temps de grâce, vous pouvez déposer votre intention de prière en cliquant sur le lien ci-dessous:

ÉCRIRE MON INTENTION DE PRIERE



Saint Vincent Ferrier et La Brigue

Saint Vincent Ferrier fut une figure centrale de la piété de la fin du Moyen Âge, époque marquée par les déchirements du Grand Schisme, la peur des épidémies et l'angoisse du Jugement dernier. Par son style oratoire spectaculaire et itinérant, ce dominicain espagnol renouvela profondément la foi populaire : axée sur le cri théâtral « Timete Deum » (Craignez Dieu), sa prédication enflammée suscita une piété de conversion fondée sur la pénitence, la réconciliation et l'essor des confréries de « battus » (les flagellants à l’origine de nombreuses confréries de pénitents).

Son parcours bascula au début des années 1390. D'abord professeur de théologie renommé et prédicateur au couvent dominicain de Valence, il s'impliqua dans les affaires du schisme avant d'être appelé à Avignon en 1395 par l'antipape Benoît XIII pour devenir son confesseur et le maître du Sacré Palais. Mais frappé par une grave maladie en 1398, il eut une vision du Christ qui le pressa de prêcher la conversion dans le monde. Il quitta définitivement la cour d'Avignon en novembre 1399 pour entamer vingt ans de pérégrinations.

Dès les premières années du XVᵉ siècle, son élan le porta vers les Alpes, le Comté de Nice et le Piémont, des régions stratégiques de franchissement, mais aussi des terres de tensions politiques et de dissidences religieuses (notamment vaudoises). C'est dans le cadre de ces grandes campagnes alpines et piémontaises (1402-1407) qu'il passa par la vallée de la Roya, empruntant l'axe névralgique de la Route du Sel.

Son passage dans ces reliefs laissa des empreintes durables, attestées par la tradition orale, la toponymie et les archives locales. À Sospel, halte majeure sur la route du Piémont, ses appels à la pénitence et à la communion conduisirent à la réforme de la vie spirituelle des confréries de Pénitents. À La Brigue, la mémoire collective garde le souvenir de ses sermons de pacification et de moralisation des mœurs, cette mémoire étant portée par des toponymes comme le nom du quartier de « fraïre », où le religieux se serait fixé dans un ermitage rudimentaire pendant sa tournée de prédication, ou comme le nom de la rue « Saint-Vincent-Ferrier », qui borde la chapelle de la confrérie des pénitents blancs qu’il réforma radicalement pour en faire un instrument de conversion de la population brigasque. Cette intervention de Saint Vincent Ferrier fut décisive, à tel point que la confrérie, pourtant fondée en 1395, attribua sa véritable naissance à la prédication du saint dominicain. À Tende, au même moment, la présence du saint prit une dimension historique et juridique précise : les sources documentent son rôle de pacificateur en 1405, lorsqu'il intervint personnellement comme arbitre pour apaiser un conflit de voisinage entre les communautés de Tende et de Limone.

Ces épisodes en Roya ne furent pas des événements isolés, mais s'intégrèrent pleinement dans ses tournées de prédication piémontaises. En usant de sa double autorité de théologien et d'arbitre spirituel, Vincent Ferrier y poursuivit le même objectif qu'à Turin ou dans les vallées vaudoises : éteindre les vendettas locales, ramener les schismatiques et hérétiques dans le giron catholique et ancrer chez les montagnards une piété collective et pénitentielle qui marqua profondément les structures religieuses et sociales de la fin du Moyen Âge dans les Alpes Méridionales.

Maintenance diocésaine à Gorbio

 Ce dimanche les confréries de pénitents des Alpes Maritimes étaient réunies à Gorbio pour la Maintenance diocésaine. Le messe était présidée par m. l’abbé Vincent Bottin, vicaire épiscopal en charge des confréries. Malheureusement nous n’avons pu nous joindre à l’événement mais l’avons accompagné par la prière.



14 juillet à La Brigue

 AUBADES DU MATIN DU 14 JUILLET

Bravo et merci aux jeunes du Comité des fêtes de La Brigue pour leur persévérance à animer les festivités de notre village.



Procession du Vendredi Saint à Tende

 Ce soir les pénitents blancs de La Brigue ont participé au chemin de croix dans les ruelles du vieux Tende avec les pénitents blancs, noirs et rouges de Tende. Un temps de prière et de partage très émouvant.





Procession de l’Assomption 2021

 Cette année encore, en raison du contexte sanitaire, la procession s’est déroulée dans des circonstances particulières. Alors que tous les bals ont été annulés, la procession a été maintenue mais la mairie a demandé que les fidèles ne participent pas au cortège pour éviter la transmission du coronavirus… les Brigasques ont donc regardé passer la procession depuis leurs fenêtres ou leur pas de porte. 

Deux stations ont été ajoutées au parcours pour prier particulièrement pour les sinistrés et les dégâts de la tempête Alex dans notre vallée, et pour les personnes qui souffrent du contexte sanitaire de notre pays.


Oratoire de la rue Spinelli
Détails sur l’oratoire de la rue Spinelli








Annonciation 2017

Ce matin 

une belle cérémonie pour la reprise des activités de la confrérie


Messe à la collégiale en mémoire des défunts des confréries de l'Assunta et de l'Annonciade.

Procession dans les rues du village.

Un buffet a réuni tous les participants dans la salle des fêtes de La Brigue. A cette occasion M. le prieur a invité toutes les bonnes volontés à se rapprocher de la confrérie en vue de la préparation des festivités de l'Assomption 2017: des réunions d'information auront lieu prochainement au village. Les habitants seront invités à décorer leurs maisons et leurs quartiers avec des bougies et des reposoirs fleuris pour une procession nocturne le 14 août prochain.
Un appel a aussi été lancé à toutes les personnes intéressées pour rejoindre la confrérie, les rencontre de noviciat devraient débuter après Pâques, il est encore temps de s'inscrire...



Photographies du 3 septembre 2016

Vous trouverez ci-dessous des liens vers les photos de cette belle journée du 3 septembre à La Brigue. Nous remercions vivement les photographes pour leur travail.

Vous pouvez télécharger librement ces photos mais toute utilisation en dehors du cadre privé est soumise à autorisation.

cliquez sur les liens ci-dessous pour avoir accès aux albums

REPETITION, PREPARATION, REPAS

ARRIVEE DES CONFRERIES & PROCESSION

OFFICE DE PRISES D'HABIT

PROCESSION VERS LA CHAPELLE ST MICHEL


Prises d'habit 2016


Qu'est-ce qu'un livre d'offices



Le livre d’offices est un document essentiel à la vie d’une confrérie, il s’agit du recueil des prières, des hymnes et des psaumes que doivent réciter les confrères à certaines dates ou lors d’évènements particuliers comme l’élection du prieur, les processions, les prises d’habits... Le livre d’offices est un véritable rituel codifié à l’usage propre de la confrérie. Jusqu’au XIXème siècle chaque confrérie possède un ou deux volumes de ce type mais, par la suite, les évêques insistent pour que chaque confrère dispose de son propre livre. Cette exigence conduit à des éditions en grand nombre dans chaque province ecclésiastique ou même à l’impression de rituels propres à toutes les « compagnies de séculiers » dans certains diocèses importants, ce qui conduit à une uniformisation des rituels des confréries. A La Brigue on a retrouvé de nombreux livres d’offices conservés dans les sacristies qui datent tous du XIXème siècle. Ces livres se transmettaient entre confrères et on retrouve souvent les noms de leurs détenteurs successifs inscrits sur la page de garde. Certains de ces livres portent aussi des mentions manuscrites destinées à adapter certaines fêtes à la réalité religieuse locale (ex : prière pour l’office du jour de la St Martin, patron de la paroisse), ou pour prolonger les offices par des invocations aux saints patrons de chaque confrérie.

S. RICHARD

Qu'est-ce qu'une masse de procession?



La masse de procession appelée « piatta » en pays niçois est un bâton au sommet duquel se trouve l’emblème de la confrérie. A l’origine ce sont de simples bâtons qui servaient à frayer un chemin pour les pénitents lorsque le parcours de la procession était encombré de fidèles ou de badauds, et qui permettaient de faire observer l’ordre processionnel aux confrères. Progressivement on a surmonté les bâtons d’emblèmes plus ou moins ouvragés peints ou sculptés. Les masses de procession sont des objets qui revêtent une symbolique importante car ils personnifient le corps de la confrérie là où il se constitue. Dans la chapelle elles sont placées à l’entrée des stalles des pénitents, dans les processions elles sont en tête de cortège ce qui explique qu’elles soient toujours au nombre de deux car en extérieur les pénitents processionnent toujours en deux files parallèles. Autrefois les confrères chargés de porter ces masses étaient désignés par le conseil d’administration et ils portaient le titre de « massier », c’étaient eux qui étaient chargés de l’organisation et du bon déroulement des processions et des cortèges funéraires pour l’ensevelissement des membres de la confrérie. Les emblèmes des masses de l’Assuntà ont été retrouvés dans la sacristie de la chapelle, elles sont très abîmées mais encore lisibles. Une masse de l’Annonciade a été retrouvée entière et en très bon état dans la sacristie de la collégiale.


S. RICHARD

Qu'est-ce que la table des confrères?




Il s’agit de la liste des membres de la confrérie. Les membres sont désignés par leur nom et leur prénom. Etant donné le petit nombre de patronymes brigasques et les risques de confusions possibles, certains noms sont suivis d’un surnom ou de la mention du prénom du père, ou encore de la mention d’un village d’origine.
Quelques noms sont précédés d’une croix. Selon l’usage on sait que ces croix étaient inscrites au moment du décès des confrères par l’archiviste de la confrérie qui devait tenir la table à jour. Le petit nombre de croix indique que la table n’a pas été régulièrement mise à jour ou alors que la croix a eu un autre usage à La Brigue, comme la mention d’une charge d’officier par exemple.


S. RICHARD

Qu'est-ce que le sac?



Les pénitents se distinguaient des autres confréries par le port d’un vêtement spécifique qu’on appelle le « sac ». Selon les confréries le sac est désigné par différents noms courants : la cape, l’aube, la robe, la « cappa » à Nice ou encore le « camisu » dans le Haut-Pays… Le rôle premier du sac est de masquer les habits civils lors des cérémonies, établissant ainsi une égalité de fait de tous les confrères malgré les origines sociales diverses. Le sac est remis au pénitent lors d’une cérémonie solennelle qui marque l’entrée du postulant dans la confrérie. « revêtir l’homme nouveau qui a été créé selon Dieu dans la justice, la sainteté et la vérité ». Le sac est propriété de la confrérie qui, symboliquement, l’offre définitivement au confrère au moment de sa mort pour qu’il puisse être enseveli avec lui. La couleur du sac est fixée par les statuts, elle peut revêtir un caractère symbolique mais elle n’établit jamais l’appartenance à une « famille » confraternelle contrairement à l’usage des ordres religieux (ex : les pénitents « blancs » ne forment pas un « ordre » et n’ont pas de liens de filiation ou de hiérarchie entre eux qui seraient manifestés par la couleur du sac). Les confréries de La Brigue manifestent précisément cette autonomie des confréries malgré la couleur commune, en effet les deux confréries étaient des « blancs » mais étaient totalement indépendantes l’une de l’autre. Le sac est associé à une corde qui ceint la taille et, autrefois, il était doublé d’une cagoule qui cachait le visage lors des processions en symbole d’humilité des confrères.


Cette cérémonie est calquée sur le modèle des prises d’habits dans les ordres mendiants et révèle une dimension spirituelle du port de l’habit puisqu’au moment de la vêture le prieur invite le pénitent à « revêtir l’homme nouveau qui a été créé selon Dieu dans la justice, la sainteté et la vérité ». Le sac est propriété de la confrérie qui, symboliquement, l’offre définitivement au confrère au moment de sa mort pour qu’il puisse être enseveli avec lui. La couleur du sac est fixée par les statuts, elle peut revêtir un caractère symbolique mais elle n’établit jamais l’appartenance à une « famille » confraternelle contrairement à l’usage des ordres religieux (ex : les pénitents « blancs » ne forment pas un « ordre » et n’ont pas de liens de filiation ou de hiérarchie entre eux qui seraient manifestés par la couleur du sac). Les confréries de La Brigue manifestent précisément cette autonomie des confréries malgré la couleur commune, en effet les deux confréries étaient des « blancs » mais étaient totalement indépendantes l’une de l’autre. Le sac est associé à une corde qui ceint la taille et, autrefois, il était doublé d’une cagoule qui cachait le visage lors des processions en symbole d’humilité des confrères.

 S. RICHARD

Qu'est-ce que l'emblème?




Chaque confrérie de pénitents dispose de son propre emblème qui correspond généralement à la titulature de la confrérie (image ou symbole d’un saint par exemple) ou qui consiste en  une croix avec une forme et une couleur spécifiques. Sous l’Ancien Régime cet emblème se déclinait souvent sous forme de sceau ou d’armoiries qui pouvaient être complétées avec des éléments liés à l’histoire propre de chaque confrérie. A La Brigue les archives n’ont pas encore permis de retrouver le sceau des confréries, cependant les autels de chacune des deux chapelles portent les emblèmes des pénitents de l’Annonciade (croix blanche sur fond rouge), et de l’Assuntà (croix rouge et blanche et couronne dorée sur fond bleu) qui témoignent de l’usage d’une croix spécifique. Les confréries utilisaient aussi les images de l’Annonciation et de l’Assomption comme éléments identifiants : on retrouve l’image de l’Assomption au fronton de la façade de l’Assuntà et celle de l’Annonciation sur une très belle masse de procession conservée dans la sacristie de la collégiale (la seconde n’a pas été retrouvée).

S. RICHARD

Qu'est-ce qu'un officier?



On appelle « officiers » toutes les personnes qui ont une charge (un office) dans le conseil d’administration de la confrérie. Le premier des officiers est le prieur qui dirige le conseil d’administration. Le terme de « prieur » fait référence à sa fonction liturgique car c’est lui qui dirige la récitation de l’office des confrères. Autrefois la charge de prieur était réservée aux membres sachant lire et écrire, aspect essentiel pour pouvoir administrer la confrérie et diriger la prière des pénitents contenue dans les livres liturgiques. Dans les faits l’alphabétisation du prieur révélait souvent son appartenance à une classe sociale supérieure. Dans la sacristie de la chapelle de l’Assuntà une table spécifique mentionnait les officiers en exercice, cet élément fort bien conservé nous permet de savoir que le conseil d’administration se composait de douze membres en 1938, ce qui correspond aux conseils des confréries des plus grandes cités du Comté comme Nice ou Sospel.

S. RICHARD

l'Assuntà et la Collégiale

l'Assuntà et la Collégiale