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Assemblée des Pénitents

 Jeudi 30 juillet 2026

Chapelle St Michel

17h Assemblée des pénitents 

OJ: nouveau bureau

Le prieur JP BRONDA

De nouveaux pénitents bleus

 Ce samedi 2 mai il y avait une grande célébration chez les Pénitents Bleus de Nice qui reprennent leurs activités après six longues années de fermeture de leur chapelle pour une restauration complète. Au cours de la messe célébrée par le chanoine Jean-Marie Tschann, président du chapitre cathédral et chapelain de la confrérie, et par l’abbé Vincent Bottin, vicaire épiscopal en charge des confréries, douze nouveaux pénitents ont revêtu le sac bleu. Le prieur de la confrérie de La Brigue était représenté par Edith Truchetti, notre secrétaire, qui s’est jointe à la cérémonie pour témoigner du lien qui unit nos deux confréries (rappelons que la confrérie des Blancs de La Brigue est une « fille » des Bleus de Nice qui ont présidé à sa réactivation en 2016, et que le frère Sébastien Richard, prieur de la Société du St Sépulcre, est prieur honoraire de notre confrérie).

Bravo aux nouveaux confrères, nous leur donnons rendez-vous à La Brigue pour la procession du 14 août prochain.



Saint Vincent Ferrier et La Brigue

Saint Vincent Ferrier fut une figure centrale de la piété de la fin du Moyen Âge, époque marquée par les déchirements du Grand Schisme, la peur des épidémies et l'angoisse du Jugement dernier. Par son style oratoire spectaculaire et itinérant, ce dominicain espagnol renouvela profondément la foi populaire : axée sur le cri théâtral « Timete Deum » (Craignez Dieu), sa prédication enflammée suscita une piété de conversion fondée sur la pénitence, la réconciliation et l'essor des confréries de « battus » (les flagellants à l’origine de nombreuses confréries de pénitents).

Son parcours bascula au début des années 1390. D'abord professeur de théologie renommé et prédicateur au couvent dominicain de Valence, il s'impliqua dans les affaires du schisme avant d'être appelé à Avignon en 1395 par l'antipape Benoît XIII pour devenir son confesseur et le maître du Sacré Palais. Mais frappé par une grave maladie en 1398, il eut une vision du Christ qui le pressa de prêcher la conversion dans le monde. Il quitta définitivement la cour d'Avignon en novembre 1399 pour entamer vingt ans de pérégrinations.

Dès les premières années du XV siècle, son élan le porta vers les Alpes, le Comté de Nice et le Piémont, des régions stratégiques de franchissement, mais aussi des terres de tensions politiques et de dissidences religieuses (notamment vaudoises). C'est dans le cadre de ces grandes campagnes alpines et piémontaises (1402-1407) qu'il passa par la vallée de la Roya, empruntant l'axe névralgique de la Route du Sel.

Son passage dans ces reliefs laissa des empreintes durables, attestées par la tradition orale, la toponymie et les archives locales. À Sospel, halte majeure sur la route du Piémont, ses appels à la pénitence et à la communion conduisirent à la réforme de la vie spirituelle des confréries de Pénitents. À La Brigue, la mémoire collective garde le souvenir de ses sermons de pacification et de moralisation des mœurs, cette mémoire étant portée par des toponymes comme le nom du quartier de « fraïre », où le religieux se serait fixé dans un ermitage rudimentaire pendant sa tournée de prédication, ou comme le nom de la rue « Saint-Vincent-Ferrier », qui borde la chapelle de la confrérie des pénitents blancs qu’il réforma radicalement pour en faire un instrument de conversion de la population brigasque. Cette intervention de Saint Vincent Ferrier fut décisive, à tel point que la confrérie, pourtant fondée en 1395, attribua sa véritable naissance à la prédication du saint dominicain. À Tende, au même moment, la présence du saint prit une dimension historique et juridique précise : les sources documentent son rôle de pacificateur en 1405, lorsqu'il intervint personnellement comme arbitre pour apaiser un conflit de voisinage entre les communautés de Tende et de Limone.

Ces épisodes en Roya ne furent pas des événements isolés, mais s'intégrèrent pleinement dans ses tournées de prédication piémontaises. En usant de sa double autorité de théologien et d'arbitre spirituel, Vincent Ferrier y poursuivit le même objectif qu'à Turin ou dans les vallées vaudoises : éteindre les vendettas locales, ramener les schismatiques et hérétiques dans le giron catholique et ancrer chez les montagnards une piété collective et pénitentielle qui marqua profondément les structures religieuses et sociales de la fin du Moyen Âge dans les Alpes Méridionales.

l'Assuntà et la Collégiale

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